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Mbalmayo, les 16-17 mars 2017

Mot de la Coordonnatrice du RECIF
Mme Peghouo Ngou Pekassa Dominique

Bonjour à tous. Tout d’abord, permettez-moi d’exprimer ma gratitude à Monsieur Eugine Ngalim qui a pensé à la formation des professionnels des médias sur le Traité sur le commerce des armes et surtout de nous avoir associé à cette initiative. Merci à chacun de vous, chers confrères, d’avoir honoré l’invitation. Merci aux autres panélistes ici présents, d’avoir accepté de donner de leur précieux temps, pour former et sensibiliser nous autres journalistes aux questions aussi pointues que celles du commerce des armes et de leur contrôle dans la sous-région Afrique centrale. Je n’ai aucun doute que cette rencontre sera enrichissante, aussi bien pour les uns que pour les autres. Notre plus grand souhait est que les échanges soient fructueux et aboutissent à la formulation de recommandations bénéfiques au plaidoyer pour la ratification du TCA au Cameroun, grâce au soutien des professionnels de médias que voici, minutieusement sélectionnés.

 

Le choix des participants au présent séminaire n’est pas hasardeux. Nous sommes pour la majorité, si ce n’est tous, des journalistes, des professionnels de médias. Si l’on s’en tient à l’une des définitions de médias qui renvoie à « médium » donc à « milieu », nous nous positionnons alors comme interface entre un point de départ et un point d’arriver. Notre rôle est, à cet effet, de servir de courroie de transmission de messages d’un point A vers un point B. C’est cette mission qui nous est assignée au quotidien et c’est encore elle qui nous sera confiée à l’occasion du présent séminaire. Loin d’être une mission ponctuelle, celle-ci devra s’étendre sur une longue durée, puisqu’au-delà de rendre compte du séminaire qui nous rassemble ce jour, nous sommes invités, du fait de notre présence en ces lieux, à nous engager dans un plaidoyer médiatique, à la fois stratégique, dynamique, efficace et efficient. Les présentations annoncées dans le programme ainsi que les échanges nous serviront de boussole et sans doute nous permettront de prendre la pleine mesure de la tâche, oh combien importante, qui nous sera confiée.


Certains d’entre vous ont déjà l’expérience du plaidoyer médiatique. Je pense ainsi aux membres du Recif présents ici qui, depuis 2014, s’exercent à cette stratégie qui semble plutôt bien marcher au niveau continental et national. Pour ceux qui ne le savent pas, la création du RECIF, Réseau des journalistes camerounais pour les institutions panafricaines est inspirée d’une des recommandations formulées à la Conférence continentale organisée par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, à l’intention des journalistes et spécialistes de la communication du continent africain, tenue à Arusha en Tanzanie les 21 et 22 novembre 2013. Ladite recommandation préconisait alors la création d’un Réseau Continental de journalistes Africains, relayé par des réseaux nationaux devant s’intéresser aux questions de la protection des droits de l’homme en relation avec la Cour africaine. Le RECIF, créé en février 2014 à Yaoundé, apparait donc comme un réseau local donc l’objectif est d’apporter plus de visibilité à la Cour au niveau continental en général, mais au niveau du Cameroun en particulier, tout en élargissant ses activités aux autres institutions panafricaines.


Sensible aux droits de l’homme, à la démocratie et à l’Etat de droit, le RECIF a à cet effet pour objectif général de contribuer à une meilleure connaissance et compréhension des institutions panafricaines, des idéaux qu’elles promeuvent et des enjeux dont elles sont porteuses. Ceci en conférant, auprès des peuples et des décideurs politiques, une légitimité accrue sans laquelle ces institutions ne pourront être des vecteurs de paix et de développement économique et social, sur le continent africain.


Pour atteindre cet objectif, l’ensemble des membres du RECIF, dont certains sont présents dans cette salle, a eu à mener certaines activités dont les plus importantes ont été le plaidoyer institutionnel et le lobbying médiatique ayant contribué à la ratification, par l’Etat du Cameroun en août 2015, du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples portant création de la Cour Africaine. Dans ce cadre, les articles publiés dans les médias publics et privés, les audiences et rencontres avec diverses autorités administratives, parlementaires et diplomatiques, ont constitué l’ensemble des actions menées entre le 2 octobre 2014 et le 15 juillet 2015.


Des séances de formation ont également été organisées à l’intention des membres du RECIF, respectivement le 19 avril 2014et le 15 mai 2014 sur l’adhésion aux instruments normatifs et mécanismes institutionnels africains d’une part, et sur le respect et la mise en œuvre de ceux déjà souscrits d’autre part. Le 30 juin 2016, notre réseau, en collaboration avec la Coalition pour une Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuplesa organisé un Séminaire de sensibilisation sur la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que sur la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.


Le RECIF a également été convié, depuis avril 2015, à la participation d’un ensemble de rencontres de haut niveau, aussi bien au niveau national qu’international, grâce notamment à l’appui technique et financier d’un ensemble de partenaires dont CAMYOSFOP, CameroonYouths and Students For Peace fait partie.


Le réseau produit également, depuis octobre 2015, un magazine mensuel numérique dénommé « RECIF Magazine » qui rend certes compte de ses activités, mais qui mets surtout en lumière les activités et actions des institutions de l’Union Africaine, de ses partenaires et d’autres acteurs de la société civile, actifs dans le domaine de promotion et de protection des droits de l’homme. La 12ème édition dudit magazine est en chantier et sera disponible dans les tous prochains jours. Une copie sera envoyée à chacun de vous via votre adresse électronique. Grâce au soutien financier de Trust Africa, la première édition imprimée de ce magazine a été disponible. Nous espérons que d’autres partenaires pourraient nous accompagner pour l’impression d’autres numéros. Notre site web, presque achevé, pourra également être mis en ligne bientôt.


Comme toute association naissante, le RECIF connait quelques difficultés, surmontées par la volonté des membres de ce réseau, à construire un groupe solide et pérenne au service des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat des droits sur le continent africain. Je tiens à les féliciter pour leur engagement, leur persévérance et leurs contributions multiples à l’accomplissement de cet ambitieux projet auquel nous croyons tous. Je les exhorte surtout, à l’occasion de ce séminaire, de partager avec leurs confrères ici présents leurs expériences afin de les engager, tout en s’engageant aussi, au plaidoyer auquel ils sont appelés.
Pour finir, je souhaite plein succès aux travaux auxquels je vous invite à participer pleinement.


Je vous remercie de votre aimable attention.

 

A PROPOS DU RECIF

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Réseau des journalistEs Camerounais
pour les Institutions panaFricaines
(RECIF)
Yaoundé, Cameroun
+237 699 951 296
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www.recif-cameroun.org

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