ngalim eugine

Sur quoi précisément a porté la 1ère conférence pour le contrôle des Armes légères et de petit calibre ?
La conférence était la première conférence des Etats parties à la convention de Kinshasa sur les armes légères. Et comme vous le savez, cette convention qui porte sur la lutte contre les armes légères et de petit calibre dans la sous-région de l’Afrique centrale a été adoptée en Avril 2010 à Kinshasa. Et c’est pour cela que la convention s’appelle la convention de Kinshasa. En fait, c’est une convention de l’Afrique centrale, qui regroupe tous les pays de la sous-région qui sont

au nombre de 11. Et la ratification a commencé juste après l’adoption. En février 2017, on a eu la sixième et 7ème ratification qui ramenait dans la convention l’Angola et Sao Tomé. Et après ceci, la mise en œuvre de la convention a commencé. Cette première conférence est donc celle qui arrive juste après la mise en œuvre de cette convention de Kinshasa. Il s’est agi de faire l’évaluation jusqu’ici, et voir ce que les Etats ont déjà, et continueront de faire jusqu’à la deuxième conférence des États parties sur cette convention.

Pourquoi le choix du Cameroun pour abriter ladite conférence devant les pays comme le Rwanda, le Congo ou même la RCA où le phénomène est plus répandu ?
C’est en fait le Cameroun qui a décidé d’abriter cette conférence. Ce n’est pas un choix qui a été fait par les autres. Mais n’importe quel Etat membre ou pays de la Ceeac pouvait accepter d’abriter cette conférence. Et le Cameroun a décidé de la faire. Le Rwanda, le Congo et la Rca sont tous membres. Il ne s’agit pas de savoir pourquoi ce n’était pas un de ces pays, c’était un choix du Cameroun qui a accepté d’abriter cette conférence. Seulement, à partir de la deuxième conférence, ça va changer. Ça va aller chronologiquement, en commençant par le Congo et tout le reste.

Qu’est-ce qui a été décidé au terme de cette conférence ?
A la fin de cette conférence, beaucoup de décisions ont été prises, surtout pour la promotion de la Convention. La première décision qui a été prise est celle de la création d’un secrétariat pour la convention, qui sera basé au sein de la Ceeac. Mais ce sera un secrétariat autonome avec son budget, qui va faciliter la mise en œuvre de cette convention. La deuxième conférence des États va se tenir 05 ans après cette conférence, c’est-à-dire en 2022. Troisièmement, les États membres doivent contribuer pour un fond qui a été mis en place et qui s’appelle, fond de volonté pour la convention. C’est un fond qui va permettre à la mise en œuvre du fonctionnement du secrétariat, et pour les activités de la convention dans la sous-région. Outre ceci, plusieurs autres décisions ont été prises, surtout en ce qui concerne la société civile. Dans la déclaration, il est clair que la mise en œuvre doit se faire avec la participation de la société civile. Les gouvernements doivent donc encourager la société civile de leurs pays à prendre la tête de l’implémentation de cette convention. Les pays sont également encouragés à créer des commissions nationales de lutte contre les armes légères et de petits calibres, parce qu’elles permettront de faciliter le travail de lutte contre les armes légères et de petit calibre au sein des 11 Etats parties, membres de la Ceeac.

Quelles perspectives à venir ?
Pour les perspectives à venir, on espère qu’avec la convention, l’implémentation des articles de la convention, les recommandations et les résolutions de cette première conférence des États parties, que le niveau de prolifération des armes légères et de petit calibre soit réduit. C’est ça la plus grande perspective à venir. Nous espérons également l’engagement de tous les États parties, dans la lutte contre les armes légères et de petit calibre. Finalement, l’implication de la société civile est très importante, et on espère qu’avec les journalistes, qui ont un très grand rôle à jouer, qu’ils travaillent dessus, pour aider à sensibiliser les populations de nos sous-régions sur ce fléau.
Par Florette Manedong

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